Nous rejoindre

Porter plainte

Vous avez été victime de violences à Bétharram.

Même si vos agresseurs sont morts ou si vous pensez que les faits sont prescrits, portez plainte auprès de votre Gendarmerie.

C’est la seule façon d’enregistrer officiellement votre statut de victime et les personnes que vous mettez en cause.

Le service de la Gendarmerie de Pau en charge de l’enquête est joignable à (dap.sr.pau@gendarmerie.interieur.gouv.fr),

Préparez votre audition en décrivant avec le maximum de détails tout ce dont vous vous souvenez sur un document texte. N’hésitez pas à décrire vos conditions de vie et l’ambiance de violence qui régnait dans l’établissement. Remettez-en une copie à la Gendarmerie qui la joindra à votre plainte.

Si vous disposez de photos de votre agresseur ou de tout autre document susceptible d’étayer votre plainte, vous pourrez les transférer au Gendarme par mail.

La Gendarmerie vous informera des suites possibles. Elle vous indiquera si votre cas a des chances d’aboutir à un procès. C’est alors seulement que le recours à un avocat peut servir. Elle vous fournira aussi l’adresse d’un organisme de soutien aux victimes habilité dans votre département.

Précautions à prendre

Ne fournissez ces informations à personne d’autre : elles sont confidentielles et une instruction est en cours.

Prenez le temps de mettre de l’ordre dans vos souvenirs. N’allez déposer à la Gendarmerie que lorsque vous vous sentez prêt.

Si les faits sont anciens, soyez conscient qu’il y a peu de chance que vous puissiez vous constituer partie civile lors d’un procès. Cela ne doit pas vous empêcher de porter plainte : c’est la seule façon d’être reconnu officiellement comme victime.

La remontée des souvenirs peut être douloureuse. Elle s’accompagne souvent de perte de sommeil et de cauchemars. Parlez-en à votre médecin traitant, qui pourra vous diriger vers des professionnels de santé (psychiatres ou psychothérapeutes). Si la Sécurité Sociale ne rembourse que les visites de médecins psychiatres, des mutuelles proposent la prise en charge des autres traitements : renseignez-vous. Prendre en pleine figure des souvenirs cachés d’actes de violence n’est pas sans risque, et vous devez vous protéger vous-même, ainsi que vos proches.

Si vous sentez le besoin de parler à un tiers, privilégiez les communications de personne à personne aux réseaux sociaux. Etaler en public ses blessures et ses hontes n’est pas chose aisée.

Pourquoi créer une Association de Victimes ?

Nous sommes des victimes qui ont porté plainte à titre individuel et qui savent que ces faits individuels sont prescrits.

Le regroupement en association a pour principal avantage de bénéficier d’une personnalité juridique propre, ce qu’on appelle une « personne morale ».

Cela nous permet d’accomplir des actes juridiques en notre nom, dans la limite de notre objet et sans impliquer la responsabilité individuelle de nos dirigeants.

Une association déclarée est un organisme à but non lucratif qui a fait l’objet d’une déclaration auprès de la préfecture.

Ses fondateurs ont donc déposé officiellement en Préfecture des statuts, où sont définis l’objet et le mode de fonctionnement de l’association, ainsi que le nom de ses responsables et la répartition des rôles.

En disposant d’une personnalité juridique, une association déclarée peut, selon l’article 6 de la loi du 1er juillet 1901 :

  • Intenter une action en justice par l’intermédiaire de son représentant légal afin de défendre ses intérêts et ses biens si elle considère qu’elle a subi un préjudice.
  • Recevoir une assignation en justice.
  • Ouvrir un compte bancaire.
  • Percevoir les cotisations de ses membres.
  • Recevoir des subventions et des dons manuels.
  • Avoir un droit exclusif sur son nom.

Dans une association, tous les membres ont un droit de regard sur les décisions, les engagements et les publications.

Les membres du Conseil d’Administration sont élus démocratiquement en Assemblée Générale et renouvelés chaque année par moitié.

Les membres du Conseil d’Administration répartissent entre eux les fonctions à responsabilité.

Le Président et le Trésorier sont responsables devant l’Assemblée Générale. Le rapport moral et le rapport financier sont soumis à vote.

Adhérer

Adhérer est un geste citoyen qui marque votre implication dans notre action.

Pour adhérer à notre association, il est nécessaire d’avoir le statut de victime. Pour l’attester, vous voudrez bien nous indiquer la référence de l’enregistrement de votre plainte.

Par souci de protection de votre vie privée, nous ne vous demandons ni son objet ni le détail.

Le montant de la cotisation a été fixée a 25 euros pour l’année 2025 .

Vous avez en plus la possibilité de faire un don volontaire pour lequel vous recevrez un récépissé fiscal par courrier électronique en début d’année 2026.

Ces fonds nous permettent de financer les frais de fonctionnement de l’association (site internet, nom de domaine, frais bancaires, déplacements, etc).